Le marché des SCPI repart à la hausse : collecte en progression de 29 % en 2025, rendement moyen qui frôle les 5 %. Dans ce contexte globalement positif, une SCPI lancée fin 2023 affiche des chiffres qui tranchent nettement avec la moyenne. Comète, gérée par la société Alderan, s’est imposée en moins de deux ans et demi comme l’une des references du marché de la pierre-papier française.
Des performances bien au-dessus de la moyenne du marché
En 2025, le taux de distribution moyen des SCPI s’est établi à 4,92 %, selon les données de l’ASPIM. Comète a, elle, servi un taux de distribution de 9 % sur l’exercice 2025, après 11,18 % en 2024, son premier exercice complet. C’est presque le double du rendement moyen du marché, ce qui explique en partie l’engouement des épargnants pour cette jeune SCPI.
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Pour plus d’informations sur les caractéristiques de la SCPI et ses indicateurs financiers, la fiche complète permet d’accéder aux données clés : prix de souscription à 250 € par part, délai de jouissance de cinq mois, frais de souscription à 10 % et label ISR. La SCPI affiche par ailleurs un TRI cible sur 10 ans de 6,50 % (non garanti), ce qui témoigne d’une ambition de performance sur la durée plutôt que d’un simple effet d’aubaine.
Au 31 mars 2026, la capitalisation atteignait 652 millions d’euros pour plus de 20 900 associés. Comète s’est classée deuxième SCPI en termes de collecte nette au premier trimestre 2026, avec 132,2 millions d’euros collectés. Aucune part n’est en attente de retrait, un signal rassurant sur la liquidité du véhicule.
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Une stratégie 100 % internationale, diversifiée par nature
La singularité de Comète tient en grande partie à son positionnement géographique. La SCPI n’investit pas en France : son patrimoine de 34 actifs est réparti dans sept pays, avec une concentration notable au Royaume-Uni (43,3 %), au Canada (16,2 %) et en Espagne (15,2 %). L’Italie, les Pays-Bas, la Pologne et l’Irlande complètent la carte.
Cette dispersion géographique s’accompagne d’une diversification sectorielle prononcée : logistique et activités (30,7 %), commerce (25,1 %), bureaux (12,7 %), hôtellerie (11,7 %), actifs mixtes et loisirs. Au premier trimestre 2026, sept acquisitions ont été réalisées pour 112,9 millions d’euros, dont un entrepôt près de Montréal sécurisé sur 17 ans par un bail triple net absolu, deux actifs loisirs loués à l’opérateur audiovisuel Mediapro en Espagne, et plusieurs immeubles à Londres et Édimbourg.
Les indicateurs locatifs au 31 mars 2026 sont solides : taux d’occupation financier de 99,5 %, durée moyenne résiduelle des baux de 10,6 ans, et aucun endettement. L’assemblée générale d’avril 2026 a par ailleurs voté le doublement du plafond de capital social, porté à 1,2 milliard d’euros, signe que la trajectoire de croissance se poursuit.
Ce positionnement hors de France offre aussi un avantage fiscal concret : les revenus locatifs perçus dans d’autres pays sont exonérés de prélèvements sociaux (17,2 %) grâce aux conventions fiscales bilatérales, ce qui peut améliorer sensiblement le rendement net des associés.
Des points de vigilance à garder en tête
Deux exercices complets, aussi bons soient-ils, restent une base statistique limitée. Les conditions de marché lors du lancement de Comète en 2023 offraient des opportunités d’achat que les années suivantes ne reproduiront pas nécessairement. L’objectif de distribution 2026 est fixé à 17,50 € par part (soit 4,69 € versés au titre du seul premier trimestre), mais rien n’est garanti.
L’indicateur synthétique de risque (SRI) est de 4 sur 7, un cran au-dessus de la majorité des SCPI qui affichent un niveau de 3. La forte exposition à la livre sterling et au dollar canadien (représentant ensemble près de 60 % du patrimoine) introduit un risque de change non couvert. Et les frais de souscription à 10 % impliquent un horizon d’investissement d’au moins dix ans pour que l’équation soit favorable.
Investir dans une SCPI comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et le contenu de cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

